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Nous allons parler d’un plat emblématique et populaire au Japon, le « Ramen » ou plutôt « Lämen ».
A travers de nombreux films, documentaires, on représente souvent les personnages attablés à un petit comptoir en train de déguster bruyamment ou non cette soupe de nouilles fumante.
Au Japon les Ramen se différencient des Udon ou Soba. Elles sont principalement faîtes à base de farine de blé, d’eau, de sel et kansui ; de l’eau alkaline minérale qui donne la couleur jaune et la consistance ferme aux nouilles.
Mais c’est surtout en fonction du bouillon qu’on peut différencier le Ramen : Shio (sel), Shoyu (sauce de soja), misso( pâte fermentée de soja) tonkotsu (os de porc) , à celui-ci on ajoute fréquemment soja frais, pousses de bambou, algues, ciboule.
L’accompagnement varie également, tranches de porc, fruit de mer, poulet, bœuf ou juste légumes.
La taille, la couleur et la fermeté des nouilles varie grandement. Un Ramen-Ya peut proposer différents types de nouilles suivant le bouillon. On peut aussi proposer de présenter le plat différemment et avoir les nouilles séparées du bouillon (Tsuke-Men) voire pas de bouillon du tout (Abura soba ou Maze Soba)
Toutes ces spécificités font que chaque bol de Ramen est unique et des millions de combinaisons sont possibles et varient en fonction des régions voire même des villes.
Mais revenons un peu en arrière et penchons nous sur les origines de ce plat.
L’origine des râmen n’est pas claire. Certaines sources disent qu’il est d’origine chinoise. Introduites au Japon  durant l’ère Meiji via les Chinatown de Kobe et Yokohama, le mot râmen pourrait dériver du terme lāmiàn voire être la prononciation japonaise pour les lāmiàn chinois, littéralement lāmiàn signifie “nouille que l’on étire”,  composé de lā, qui signifie tirer ou étirer, et miàn qui signifie nouille. Et souvent les repas de nouilles chinois utilisent le suffixe “men” qui est sans doute la prononciation japonaise de miàn A l’origine les nouilles étaient faites en tirant et en étirant la pâte.
Jusque dans les années 1950, les râmen étaient appelées shina soba, littéralement «soba chinoises”  mais aujourd’hui des appellation comme chûka soba aussi “soba chinoises” ou tout simplement râmen sont plus fréquentes, le motshina, ou Chine aurait une connotation péjorative.
En 1900, les restaurants servant de la cuisine chinoise de Canton et de Shanghai proposaient un plat simple de râmen, nouilles (coupée plutôt que tirée à la main), quelques garnitures, et un bouillon aromatisé avec du sel et des os de porc. Beaucoup de Chinois vivant au Japon ont également crées des stands mobiles de nourriture, vendant des râmen et des gyoza aux travailleurs. Vers le milieu des années 1900, ces étals utilisaient un type d’une corne musical appelé charumera pour annoncer leur présence, une pratique que certains fournisseurs conservent encore via un haut-parleur et un enregistrement en boucle. Durant le début de la période Showa, les râmen étaient devenu un plat populaire au restaurant.
C’est surtout après la Seconde Guerre Mondiale que la popularité du Ramen a explosé. La pénurie de riz, la nécessité pour les travailleurs de plats simples bon marché et revigorants ont sont autant d’éléments ayant permis l’explosion de ce plat phare de la cuisine Nipponne.
Enfin afin d’en faciliter la consommation Momofuku Ando en a créée la version déshydratée rendant le Ramen encore plus populaire, véritable icône de la pop culture.
Chaque région a développé son style de Ramen. Shio Ramen) pour Tokyo, Miso Ramen dans la région d Hokkaido dans le Nord du Japon  Tonkotsu Ramen dans le Sud de l’archipel à Kyushu. On compte aujourd’hui plus de 25000 restaurants de Ramen au Japon avec 5000 Ramen-Ya à Tokyo même.
Grâce à la popularisation des animes, mangas et films japonais, notamment à travers le film datant de 1985 « Tanpopo » la culture gastronomique populaire japonaise a connu un réel essor à l’étranger et pas seulement pour les sushis et yakitori. Mais également avec les sobas, Okonomiyaki etc… Par ailleurs l’engouement des étrangers pour le Japon et tous ses aspects culturels et gastronomiques a permis « d’exporter » ce plat qui est maintenant connu et reconnu en dehors de l’archipel à tel point qu’une émission de télévision au Japon est consacré à la découverte du Ramen en dehors Du Japon.
Nous sommes sûrs qu’à la suite de la lecture de cet article, vous vous précipiterez dans un Ramen Ya,  enfin dès que les restaurants seront de nouveau accessibles .