tokyo bridge credit photo JNTO

Crédit photo Japan National Tourism office

Quand on pense à l’industrie mécanique Japonaise et aux motos en particulier, quatre grandes marques sortent du lot (pour des raisons de règlementation par, nous ne les citerons pas) .Elles sont prestigieuses et font rêver la plupart des motards français.Pour leur puissance et par leurs lignes agressives, les motos Japonaises déclenchent fantasmes et passion.
Les puristes leur préféreront peut-être les modèles Européens, mais pour les jeunes générations les motos Japonaises demeurent des références en matière de désign, de vitessse, et même celles qu’on appelle « routières », moins iconiques,ont néanmoins un public fidèle qui se compte par dizaine de millions dans le monde.
Le Japon a su très vite s’imposer dans ce marché, après guerre et n’a cessé depuis de s’étendre dans tous les  pays. La rigueur nippone n’est pas étrangère à ce formidable succès économique.
Les motos japonaises règnent donc désormais en maître sur la planète et inondent l’ensemble du marché mondial.
Vainqueur des 24h du mans et détenteur de titres mondiaux, une en particulier bénéficie d’une aura de qualité et de fiabilité que peu d’Européennes sont en mesure de lui disputer.
Il suffit d’entendre ronfler les moteurs des grosses cylindrées pour se convaincre de la suprématie de cette technologie. Et pourtant, les Japonais n’avaient pas vocation à devenir leader mondiaux dans ce domaine. Les premières machines étaient Anglaises, Italiennes, américaines, voire même pour certaines, françaises.
Dès lors comment s’étonner qu’autant de machines usent notre bitume et que les amateurs soient fous de leurs engins.
Il faut quand même reconnaître que certaines sont tout juste magnifiques. Les courbes affutées et les angles agressifs leur donnent une « sacrée gueule », pour parler comme leurs propriétaires;et les performances ne sont pas en reste. Des couleurs agressives complètent le tableau et les riders se lancent dans des courses effrénées, dont certaines, hélas! leur coutent parfois la vie. Mais c’est une passion, et comme telle, ne se raisonne ni ne se comprend pour le candide que le virus a épargné.
Saviez-vous que l’industrie motocycliste japonaise venait de fêter ses 111 ans l’année dernière ? Et pourtant, depuis le début du 20ème siècle, l’archipel s’est pris de passion pour les deux roues motorisés.
Les premières machines construites le furent dès 1909, à Osaka. Elles étaient rustiques, inconfortables et peu véloces malgré leurs déjà presque 400cm3. Mais elles avaient le mérite d’exister.
Dans les décennies suivantes, les Japonais ont beaucoup copié ou importé, notamment des Triumph Anglaises ou des Indians américaines, la relative proximité des Etats-Unis voisins leur facilitant la tâche.
Dans les années vingt, il y avait presque 25.000 véhicules en circulation, quasiment tous d’origine étrangère. Ce n’est qu’à partir de la seconde moitié du siècle, dès les années 50 en fait, que les Japonais vont intensifier leur production et partir des modèles occidentaux pour obtenir les machines modernes que nous connaissons tous. Mais quel génie dans les évolutions révolutionnaires qu’ils ont su apporter à la conception des moteurs comme des cadres (le treillis métallique dans et sur lequel repose l’ensemble des éléments constitutifs d’une moto).
Découvrir le Japon à moto est tout à fait envisageable, pour peu que vous ayiez, bien sûr le permis, mais aussi quelques années d’expérience. C’est préférable. Si cette perspective vous tente, vous vivrez une aventure inoubliable. Sorti des grandes villes, vous trouverez de belles routes propices à l’ouverture des gaz. En fait, l’un des endroits les plus adapté à la pratique est sans doute Hokkaido; une faible densité de population, des parcs nationaux protégés aux espaces incroyables où les véhicules sont prohibés laissent une place fantastique aux grandes routes, où rouler devient un art et une immersion dans l’incomparable beauté des lacs et des montagnes. Mais cela reste possible également  dans les campagnes nippones, sur les quatre iles principales.
Le permis moto français ouvre droit à toutes les catégories de deux roues, ce qui est assez rare.
Vous pourrez même profiter d’escapades à deux, sous réserve que vous louiez au moins un 51cm3. Mais peu de routières descendent sous la barre des  800.
Par contre, l’agglomération Tokyoïte interdit le tandem, la circulation y étant dangereuse et vous ne pourrez jamais dépasser le 100km heure dans tout le pays, la législation nippone l’interdit, même en voiture.